Dimanche 8 novembre 2009
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Le garçon passa rapidement entre les tables, son plateau en équilibre instable au bout de son bras gauche, un
torchon blanc dans la main droite. Son visage était inexpressif. Il servait une table, en débarrassait une autre, semblant ne pas remarquer les êtres vivants assis là, et leurs vaines tentatives de
pénétrer un instant dans son univers.
Il posa un café devant Marine. Le bruit sec de la soucoupe heurtant le marbre de la table fit sursauter la jeune fille, qui releva la tête. Le serveur quittait déjà la terrasse,
passant le seuil usé d'un pas vif. Ses chaussures de sport bleu vif juraient étrangement sous le pli de son pantalon sombre. L'odeur du breuvage prit le pas sur la curiosité; les yeux verts
s'abaissèrent sur la tasse. De longs doigts fins partirent à la recherche du sucre, sur le rebord de la soucoupe, et le déballèrent agilement avant de le laisser tomber dans une gerbe
d'éclaboussures miniatures. La cuillère suivit, entamant un mouvement rotatoire hypnotisant.
Marine reposa la cuillère sur la table dans un tintement sourd. Elle souleva la tasse, et la porta à ses lèvres, puis inspira profondément en fermant les yeux, emplissant
ses narines du profond arôme, se concentrant sur le plaisir très prochain de la dégustation. Elle rouvrit les yeux et commença à basculer la tasse pour tremper ses lèvres. Le mouvement, à peine
ébauché, s'interrompit aussitôt. La jeune fille demeura figée, les lèvres entrouvertes à quelques millimètres de la faïence, le regard fixe face à elle, brillant soudainement plus
intensément.
Par Sophonxe
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Un vieil ami (d'école), avec... un air soucieux? ou, non, anxieux!
Je m'abonne pour ne pas rater les prochains épisodes.
Bon courage Sophonxe!
L'idée est notée!
Son père se trouvait au volant du 4x4 qui attendait le passage au vert. L'avenue était bondée de monde et les véhicules ne trainaient pas. A peine le temps de rectifier sa la mise au poing de sa rétine et déjà le véhicule s'en allait vers une destination inconnue.
Rester en état de choc elle resta ainsi un court moment.
Puis elle redéposa la tasse sur sa soucoupe à une allure si lente que le mouvement était imperceptible. Elle réfléchissait. Et en total contraste avec sa vitalité extérieur, ses neurones s'agitait dans tout les sens.
Comment était-ce possible?
En revanche, juste un mot ou une idée, pour la suite, sinon il ne me reste rien à écrire!
Une autre adepte de Georges Clooney? Décidément!
J'ai le droit d'esquiver le troisième oeil?